[Info] La Condition des esclaves

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    le Dim 24 Avr 2011 - 1:33

    La Condition des esclaves




    Qui étaient-ils ?


    Avant tout, il faut savoir que les Romains considèrent l'esclavage comme infamant, et qu'un soldat romain préfère se suicider que de tomber en esclavage dans un peuple barbare, c’est-à-dire non-romain.
    Souvent, les personnes réduites en esclavage, ou maintenues dans cette condition d'esclave, proviennent d'autres peuples conquis, ce qui se manifeste souvent par une couleur de peau, ou une langue, etc. différentes de celles des maîtres. On devenait aussi esclave pour dette, suite à un acte de piraterie ou par déchéance civique. Un enfant abandonné recueilli pouvait aussi devenir esclave.


    La Vente


    Les esclaves amenés pour être vendus avaient les pieds peints en blanc pour empêcher toute possibilité de fuite. Ils portaient un collier de métal indiquant le nom gravé de leur propriétaire. Un écriteau placé à leur côté indiquait l'origine, l'âge et les aptitudes. Les prix d'acquisition variaient selon les possibilités de l'offre, selon l'âge et le sexe, selon la condition physique, selon la qualification.
    Le statut social d'un homme se mesurait à son nombre d'esclaves.


    Leur tâches


    La situation de l'esclave romain varie beaucoup selon son affectation :
    * l'esclave rural exécute les travaux agricoles, et vit une condition pénible, surtout dans les grands domaines agricoles.
    * les esclaves dans les mines étaient les plus maltraités.
    * l'esclave en ville est généralement mieux loti. Dans les maisons modestes, les quelques esclaves étaient proches du maître et faisaient partie plus ou moins de la famille.
    * l'esclave public appartient à l'« État ». Il assure les tâches d'intérêt général, et travaille pour les services municipaux : là encore, les situations sont contrastées selon que l'on est affecté à la voirie, au service des bâtiments publics, ou au contraire aux tâches de bureau de l'administration. En bas de l'échelle, les esclaves affectés aux mines sont de véritables forçats.


    La Soumission


    L'esclave est soumis en priorité au maître de maison de la même façon que l'est la femme de celui-ci. Bien entendu, l'esclave doit tout autant obéissance à la maitresse de maison. Le Maître impose d'ailleurs son autorité sur son esclave de la même façon que sur sa femme, sexuellement parlant. C'était une pratique courante et qui était perçue comme tout à fait naturelle.
    Un esclave qui avait fait une faute pouvait être puni, mais le châtiment devait être mérité et non arbitraire. Les coups, l’humiliation, la privation, l'emprisonnement ou la surcharge de travail était des sanctions courantes.


    Quelques droits cependant...


    L'esclave romain est ambivalent : il est à la fois homme et marchandise. Sa valeur monétaire incite le maître à en prendre soin pour que son investissement soit rentable. De même, il a des devoirs envers lui : le nourrir, le vêtir et le loger.
    Il était strictement interdit pour un maître de livrer ses esclaves à la prostitution publique, bien que les exhibitions sexuelles avec eux lors de banquet en privé soient courants. Les esclaves ne peuvent pas être mis à mort par leur maîtres. En cas de faute grave, il doit y avoir plainte et une exécution publique et civile. Un maître a tout pouvoir sur son esclave, mais il était extrêmement mal vu d'abuser de mauvais traitement sur un esclave sans raison. Le citoyen romain qui s'adonne à ce genre d'excès peut être amendé, privé d'esclave ou même puni. Quoi qu'il en soit il acquiert ensuite une mauvaise réputation.


    L'Affranchissement


    Un esclave pouvait gagner sa liberté s'il avait été sérieux, respectueux et en bon terme avec ses maitres. Que ce soit après la mort du maitre dans son testament ou alors que celui-ci est toujours en vie, il est monnaie courante d'affranchir les esclaves qui le méritent. Parfois, ces esclaves ne quittent même pas la famille car ils s'y sont attachés, mais deviennent non pas des citoyens à part entière mais bien des hommes libres sortis de l'esclavage.
    L'enfant d'un affranchi devient par contre un citoyen à part entière.

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